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 Anibal

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Réanimateur Vixoun'

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Masculin Nombre de messages : 512
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Date d'inscription : 02/11/2006

MessageSujet: Anibal   Mer 27 Déc - 19:13

Ce roman d'Anne Bragance, facile à lire du fait que le narrateur est un jeune enfant de douze ans, raconte l'histoire de ce garçon, solitaire et silencieux, amoureux des plantes (même des roses trémières malgré qu'il s'appelle Edgar) et dont la vie change lorsque ses parents décident d'adopter Anibal, un jeune Inca de cinq ans.

Je ne veux pas par cet article vous raconter l'histoire, j'aimerais simplement vous citer quelques passages qui m'ont particulièrement accrochés... Et c'est ce que je vais faire.

Je ne vous ferais pas non plus une explication herméneutique de ces passages. Je citerai et, si le coeur m'en dit, je donnerai mon avis.


Dans le passage suivant, le petit Inca, Annibal, vient d'arriver dans sa famille d'adoption et pour communiquer avec ses parents et son frère, il apprend le français avec un professeur à domicile.

Page 49
Arrow "[...] Et l'idée m'est venue des boules Quies. Juste pour lui retarder les emmerdes, les déceptions, les larmes qu'on verse dès qu'on comprend le langage des hommes. [...] Moins vite il comprendra, mieux il se portera.
Vous avez dû remarquer comme les bébés ont les yeux limpides, transparents. Tous, sans exception. Vous pouvez vous pencher sur n'importe quel berceau et tenter l'expérience, susurrer au marmot "sale corniaud", "sagouin", "fils de pute", je vous parie que vous réussirez pas à troubler cette limpidité, cette transparence. Et si le môme est bien luné, il se peut même qu'il vous offre un sourire en prime. Mais plus tard, dès que les choses vont devenir intelligibles, qu'il pourra les nommer, pour la transparence, ce sera foutu. Les yeux d'un enfant qui grandit, c'est comme le bassin du docteur Chevalier
*, peu à peu l'eau tourne, elle devient trouble, on peut même plus se voir dedans. [...] J'ai repéré les responsables : Les mots."

*Le docteur Chevalier est l'un des seuls confidents d'Edgar dans le livre.

On n'est pas obligé d'être d'accord avec le fond de ce passage. Malgré tout, je pense qu'est découvert ici l'un des assassins de ce que l'on nomme souvent l'insouciance.
Il me semble simplement que le narrateur, par certains côtés, confond ici insouciance, innocence avec inconscience, inintelligence.


Page 87 Arrow "J'aime bien les bouquins : vous les prenez, vous les laissez, ils sont pas susceptibles, ils vous en veulent pas."

Les livres sont les meilleurs compagnons d'exil que l'on puisse trouver. C'est un peu pour ca que j'ai créé cette rubrique.


page 158 Arrow "[...] J'aurais pas voulu être à la place de Hugues*, à cause qu'il venait de chier dans les bottes de la Justice, et la Justice, elle aime pas avoir les pieds sales."

*Hugues est le père d'Edgar et le moins qu'on puisse dire c'est qu'il ne s'entendent pas. C'est même bien pire.


Ces quelques extraits ne sont pas représentatifs du roman, mais ils peuvent être isolés du contexte et conserver du sens. C'est entre autre pour cette raison que je les ai sélectionnés.

study Référence exacte pour le numéro des pages :
Anibal, édition Robert Laffont 1991, Anne Bragance
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Anibal
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